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SOS Diag immo - LDI

CONSEIL DE L'ORDRE OU PAS !

20 Mars 2007 , Rédigé par Yvan MARZOLF Publié dans #LA VIE DE LA PROFESSION

Vous le savez la création d’un Conseil Professionnel  est, du coté de l’UNECTPI*,    une piste sérieusement étudié.
 

GB n’est pas d’accord, c’est donc lui qui lance le débat.

Merci à lui. Son analyse hormis le fait que je ne partage pas son point de vue sur notre accord pour nous faire Certifier, contient des choses très intéressantes. Le voici.

 

NON à un Ordre (Nouveau ?)

 

Je voudrais vous faire part de mon incrédulité face à cette solution miracle que semble pouvoir être, au moins aux yeux de certains, un Ordre des Diagnostiqueurs.

 

Voyez-vous, les médecins ont leur Ordre, leur Conseil de l’Ordre. Cela empêche-t-il les procès de se multiplier ? Avec des demandes de dommages et intérêts allant croissant au point que leurs primes d’assurance à eux aussi …. s’envolent.

Nous sommes le fruit de ce mouvement même qui risque de nous tuer. Un désir de sécurité absolu, désir de maîtrise de l’environnement, refus d’accepter la fatalité comme toute forme d’aléa.

-         Une rivière déborde et des habitants sont noyés ou juste sans logis ? le Maire devra répondre de ne pas avoir classé le site …

-         Une épidémie ravage une région ? les autorités sanitaires seront misent en cause.

-         Demain, un enfant échoue à son Bac ? Combien de parents attaqueront l’éducation nationale pour manquements à son rôle ?

Dans ce contexte le diagnostiqueur n’est qu’une assurance de plus, qui lui-même a besoin de se réassurer.

 

On nous demande aujourd’hui, de nous faire certifier et nous acceptons. Nous allons nous plier à des examens, à des contrôles continus. Nous apporterons ainsi la preuve que notre savoir et notre savoir-faire sont au niveau du savoir et du savoir faire général, standard, attendu. Si, alors des accidents arrivent, il serait sage de les considérer comme faisant partie de l’aléa. « Voilà, on a fait tout ce qu’il était possible de faire, et malgré toutes les précautions il y a eu un accident. Et bien c’est comme ça, ce n’est la faute de personne. »

 

Mais ne rêvons pas, notre société va dans l’autre direction : il faudra que quelqu’un assure le risque de nos erreurs.

Et si c’était aux certificateurs eux même de le faire ?

Ils prouveraient ainsi qu’ils sont responsables de leurs certificats, des actes de ceux qu’ils ont certifiés.

 

Seraient-ils encore nombreux à vouloir jouer ce rôle ?

 

Nous avons déjà le couperet de notre assureur. Nous aurons, demain la guillotine de notre certificateur. Ne mettons pas en place un Ordre (Nouveau ?) qui in fine ne serait qu’une milice interne.

 

Ou alors assumons-nous complètement.

Créons une SCOOP qui serait elle-même en charge de la certification. Il ne serait plus alors question de profits, mais de bonne gestion de la profession.

Prenons exemple sur les Notaires, et assurons-nous mutuellement.

Alors là, oui, pour le coup nous serons devenus adultes.

 

« Le notariat s'est doté de mécanismes d'assurance et de responsabilité collective. C'est ainsi qu'indépendamment de l'assurance - responsabilité civile que doit contracter tout notaire et qui protège les clients des conséquences d'erreurs, d'omissions, de détérioration ou de disparition d'actes, la profession dispose d'une double structure de garantie collective destinée à réparer les éventuels dommages subis par la clientèle du fait de la faute d'un notaire. Chaque région dispose ainsi d'une Caisse régionale de garantie alimentée par les cotisations de l'ensemble des notaires de la région. Dispositif complété par une Caisse Centrale de Garantie des notaires. »

QU’EN PENSEZ VOUS ?

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marie galante 20/03/2007 12:39

Un ordre, si c'est pour ressembler à l'ordre des mèdecins, des pharmaciens, des notaires ou des géométres, cela me laisse penseur. L'ordre c'est quelque chose de trés corporatiste, et ce n'est pas de cela dont nous avons besoin; Ce dont nous avons besoin, c'est de la reconnaissance de notre métier et de nos compétences. Pendant des années nous ne nous sommes pas organisés et ceux qui voulaient organiser étaient largement critiqués. Je suis convaincu que c'est le comportement et l'engagement de chaque diagnostiqueur qui fera changer les choses, c'est une politique intelligente de communication qui nous fera avancer et c'est avant tout le changement de mentalité de beaucoup d'entre nous qui est nécessaire. L'idée de SCOOP est une bonne idée, malheureusement elle se heurte à l'air du temps et aux dominantes de notre profession l'individualisme, l'égoïsme, la concurrence à outrance. Si nous voulons être respectés, respectons nous nous même et respectons nos clients.